Diagnostic immobilier : à quoi s’attendre avec la création d’un futur Conseil national ?
09 Juin 2026

Diagnostic immobilier : à quoi s’attendre avec la création d’un futur Conseil national ?

Vous devez prochainement faire réaliser un diagnostic immobilier (DPE, amiante, plomb, termites, loi Carrez, audit énergétique) pour vendre, acheter ou louer un bien ? Vous avez peut-être entendu parler d’évolutions dans le secteur du diagnostic immobilier. Récemment, les grandes organisations professionnelles du diagnostic, dont la FNDI (Fédération nationale des diagnostiqueurs immobiliers), ont été réunies pour discuter de la création d’un Conseil national dédié à cette activité. Mais concrètement, qu’est-ce que cela va changer pour vous, et comment cela se traduira lors d’une intervention chez vous ? Voici ce que vous devez retenir.

Pourquoi la méthode d’intervention pourrait évoluer

Le diagnostic immobilier est une étape incontournable lors de la vente ou de la location d’un logement. Jusqu’à présent, la profession fonctionnait selon des règles fixées par la loi, mais les décisions étaient prises sans que les diagnostiqueurs soient toujours directement représentés. Cela pouvait entraîner des différences d’interprétation ou de pratique d’un professionnel à l’autre.

Lors d’une récente table ronde, les principales fédérations du secteur, dont la FNDI, ont insisté sur la nécessité de créer un Conseil national du diagnostic immobilier. Ce Conseil devrait regrouper des représentants des diagnostiqueurs, mais aussi des entreprises, des formateurs et des certificateurs. L’objectif : rendre la profession plus structurée, homogène et transparente. À terme, cela pourrait se traduire par des méthodes mieux encadrées et des contrôles renforcés pour garantir la fiabilité des diagnostics.

Ce qui va changer lors de l’intervention chez vous

Pour l’instant, rien ne change dans l’immédiat pour les particuliers : vous continuez à demander un diagnostic immobilier pour vendre, acheter ou louer un bien, avec les mêmes documents (DPE, amiante, etc.). Mais avec la mise en place d’un Conseil national, attendez-vous à ce que les interventions deviennent plus uniformes, quel que soit le professionnel choisi.

  • Des pratiques harmonisées : Les diagnostics devraient suivre des procédures identiques partout en France, réduisant les écarts d’un opérateur à l’autre.
  • Une déontologie encadrée : Un code de déontologie est en préparation. Cela signifie que chaque intervention devra respecter des règles éthiques précises, pour éviter les conflits d’intérêt et garantir l’objectivité du résultat.
  • Des comptes à rendre : Les professionnels seront contrôlés par ce nouveau Conseil, ce qui renforce la confiance dans la qualité des diagnostics remis.

Le jour de l’intervention, le professionnel devra donc se conformer à des règles nationales précises, offrant aux propriétaires et locataires plus de garanties sur la conformité du diagnostic.

Ce que le professionnel va vérifier ou produire chez vous

Selon le type de diagnostic demandé, le professionnel va inspecter différentes parties du logement :

  • DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) : relevé des équipements de chauffage, isolation, fenêtres, systèmes de ventilation, etc.
  • Amiante, plomb, termites : examen visuel et parfois prélèvements dans les zones à risque (murs, plafonds, planchers, caves).
  • Loi Carrez : mesure précise de la surface habitable pour les lots en copropriété.
  • Audit énergétique : analyse approfondie de la consommation d’énergie et des pistes d’amélioration.

 

Avec la future structuration de la filière, les rapports qui vous seront remis devraient être encore plus clairs, normalisés et facilement compréhensibles. Vous pourrez ainsi mieux anticiper d’éventuels travaux ou répondre aux exigences légales sans crainte d’erreur ou d’oubli.

Comment bien préparer l’intervention pour faciliter le diagnostic

Même si les méthodes évoluent, quelques conseils restent valables pour accueillir le professionnel dans les meilleures conditions :

  • Dégagez l’accès aux différentes pièces : le diagnostiqueur doit pouvoir circuler partout, notamment dans les combles, sous-sols ou greniers.
  • Rassemblez les documents utiles : plans, factures de rénovation, certificats d’isolation ou de changement de chaudière, etc. Ces informations facilitent le travail et accélèrent la remise du rapport.
  • Prévenez de la présence d’animaux domestiques : pour garantir la sécurité de tous, signalez au professionnel si un animal est susceptible de gêner l’intervention.
  • Posez vos questions à l’avance : n’hésitez pas à interroger le diagnostiqueur sur le déroulement ou la durée de l’intervention.

En suivant ces recommandations, vous aidez le professionnel à réaliser un diagnostic complet, fiable et conforme aux nouvelles exigences du secteur.

Conclusion : plus de transparence et de sécurité pour vos diagnostics immobiliers

La création d’un Conseil national du diagnostic immobilier, défendue par la FNDI et d’autres fédérations, vise à rendre le secteur plus transparent et homogène. Pour vous, cela signifie à terme des diagnostics plus fiables, des interventions mieux encadrées, et des rapports encore plus simples à comprendre. En attendant ces évolutions, bien préparer la visite du professionnel reste la meilleure façon de sécuriser votre projet immobilier, que vous soyez vendeur, acheteur, bailleur ou locataire.

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